Ce fut une fantastique soirée de vernissage que la MDK (Maison de la culture municipale) de Sulejówek m’a offerte samedi 3 janvier à 18h. Ce bel échange a commencé il y a quelques mois, lorsque nous avons accueilli à Bourg-la-Reine deux habitantes de Sulejówek. L’une d’elles, Magdalena Faka, m’a mise en relation avec Iza Gałaszewska, chef comptable de la MDK.
Sachant que j’allais exposer en Pologne à Bydgoszcz durant l’été, nous avons alors projeté de nous revoir à cette occasion. Iza et Magda sont venues accompagnées du directeur adjoint de la MDK de Sulejówek , Michal Śmigielski, au vernissage de mon exposition à la Galeria Autorska Jan Kaja et Jacek Soliński à Bydgoszcz.
Je rends hommage à ces deux artistes que j’ai découverts par la suite et qui ont grandement contribué à la mise en valeur de mes peintures, d’abord dans leur galerie, puis un mois plus tard à la galerie de la bibliothèque de l’Université Casimir-le-Grand de Bydgoszcz. Le lien qui s’est établi avec ces deux galeristes est aujourd’hui bien plus qu’un lien professionnel. Il préfigurait celui qui allait naître avec le directeur adjoint de la MDK, Michał Śmigielski, lequel, enthousiaste, m’a proposé d’exposer à Sulejówek.
Ce fut pour moi un honneur d’accepter : Sulejówek est une ville à laquelle je suis profondément attachée. Ma mère, Agnès Szumanski, a contribué au jumelage avec Bourg-la-Reine. Sulejówek est aussi proche de Varsovie, où mon père a combattu durant l’insurrection de 1944. L’un des tableaux exposés, intitulé « WARSZAWA 1944 », occupe à ce titre une place toute particulière. Il m’a fallu peindre ce tableau, sans savoir, au moment de sa création, que l’histoire de mon père y apparaîtrait.
C’est donc avec une grande émotion que mes tableaux se trouvent aujourd’hui à Sulejówek. Cette exposition a pu voir le jour grâce au maire de Sulejówek, Arkadiusz Śliwa, qui connaît ma famille et soutient mon travail, ainsi qu’au directeur de la MDK, Mateusz Marszałek, et à son directeur adjoint, Michał Śmigielski. Toute une équipe engagée et enthousiaste démontre que le lien à l’autre est un ciment puissant, qui donne des ailes — pour soi, mais surtout pour que l’art devienne vecteur de partage.
La présence du colonel Leszek Iwaniec a également donné à ce vernissage une dimension mémorielle particulière. Ancien directeur de l’unité cartographique militaire de Komorowo, où mon grand-père enseigna, il œuvre aujourd’hui à faire reconnaître son engagement et son parcours héroïque. Cette transmission de la mémoire, portée au grand jour, a profondément résonné avec le sens de cette exposition.
Enfin, le vernissage fut un moment fort, rythmé par une alternance entre la présentation de mes peintures et des instants musicaux, la musique occupant une place essentielle dans ma créativité. Je remercie de tout cœur également l’ARAI, sans qui je n’aurais pas fait la connaissance de ces personnes formidables.










